Roadtrip au nord du Chili : partie 2, le désert
Après avoir largement profité des beaux paysages et du climat idéal de la Valle del Elqui, nous avons fait une brève escale à La Serena (pour refaire le plein de fromage de chèvre notamment !) puis pris la direction du nord.
Une grosse journée de voiture nous attendait aujourd'hui et, dès qu'on a eu quitté la ville, nous nous sommes bien rendus compte que nous étions en plein désert : très peu de villages sur notre chemin, des panneaux autoroutiers qui avertissent sur les distances entre les stations essences, du sable et de la roche à perte de vue.
On a aussi découvert le phénomène climatique typique du nord du Chili : la camanchaca. Il s'agit d'un épais brouillard, bloqué par la chaine de petites montagnes côtières, qui se crée lorsque le courant froid de Humboldt rencontre les terres chaudes du désert. Et voilà qu'un gros nuage reste accroché sur la côte pendant une bonne partie de la journée. Difficile de savoir à l'avance si le phénomène aura lieu, s'il va durer toute la journée... Et on s'est aussi rendu compte qu'il pouvait être très localisé : à quelques dizaines de kilomètres de là il peut faire grand beau et chaud !
Le côté positif de ce phénomène c'est qu'il apporte une bonne dose d'humidité à une région très sèche. C'est lui qui est à l'origine des déserts fleuris, typiques de la région et qui ont l'air magnifiques (malheureusement nous n'y étions pas à la bonne période).
Les chiliens ont aussi inventés d'ingénieux filets qui permettent de capter l'humidité de cette brume ambiante et d'utiliser l'eau ainsi récoltée. On a eu l'occasion d'en apercevoir quelques uns lors de notre séjour dans la région (mais bon ils ne paraissaient pas capter grand chose....).
On trouve une dune sympa, qui surplombe l'océan pour pique-niquer. En dessous de nous, quelques pêcheurs sont à l'oeuvre. Il ne fait pas franchement chaud et on regagne donc rapidement la voiture pour reprendre la route... mais avant ça, petit aléa, puisqu'en redémarrant sur le sable j'ai un peu paniqué et me suis arrêtée au mauvais endroit... voiture bloquée dans le sable au pied de la dune, oups ! Heureusement la chance est de notre côté encore une fois car deux chiliens arrivent sur cette route très peu fréquentée et nous aident à pousser la voiture hors du sable. OK la GOL n'est pas un 4x4, c'est bien noté !
On poursuit notre remontée sur la côte, le long de plages très sauvages, bordées de désert de terre/roches. Le soleil finit par faire son apparition en fin de journée alors que nous nous sommes arrêtés faire quelques courses au seul village du coin, Puerto Viejo, et que l'on profite du coucher du soleil avec une bière basique mais qu'on trouve tout de suite plus savoureuse devant ce spectacle.
On plantera donc la tente ici, un peu à l'abri des rochers pour ne pas se faire remarquer. Il faut dire qu'on est à deux pas d'une propriété privée et d'une des plus belles plages du coin. Comme on reste toujours aussi perplexes devant les tarifs proposés au Chili pour de simples campings, on passera notre tour cette fois-ci, préférant notre spot gratuit, en surplomb de l'océan.
Le lendemain, la camanchaca est toujours là pour le petit déjeuner, on ne s'attarde donc pas trop dans le coin, pourtant réputé pour la beauté de sa côte mais on met cap au nord, direction Caldera. On y trouve une petite ville bien sympathique et animée, surtout dans le secteur du port de pêche.
Autant d'étals de poissons frais et une ambiance comme on les aime : il n'en faut pas plus pour nous convaincre de déjeuner ici. On goûte par la même occasion la spécialité du coin : les coquilles Saint Jacques crues, dégustées directement dans la coquille façon huîtres, un régal !
En effet, ici il n'y a que 4 campings (seuls 2 sont ouverts), un restaurant et pas de minimarket. C'est très calme en cette basse saison et on a l'embarras du choix pour notre emplacement de camping, situé directement sur plage.
L'endroit est vraiment sympa, il y a deux grandes baies avec deux jolies plages, séparées par un cap. Face à celui-ci, l'île de Pan de Azucar (nom donné pour sa forme... discutable selon nous), connue pour sa réserve de manchots de Humboldt, présents à l'année. Comme on a déjà eu l'occasion d'observer les manchots lors de notre séjour à Ushuaia, on passe notre tour pour cette fois. On profitera de la région en se baladant dans le parc et en flânant sur la plage.
Premier jour, on décide de s'éloigner de la grisaille de la caleta Pan de Azucar pour aller randonner un peu plus loin et espérer y trouver le soleil. Bingo ! Il nous suffit de faire 30 km en voiture pour rejoindre le début du sentier de randonnée et y trouver un soleil de plomb.
Après un passage très technique avec la GOL (officiellement reconvertie en 4x4 pour la semaine), on tombe 20m plus loin sur une barrière nous empêchant de poursuivre sur la piste. Tant pis, on se gare là et on rallonge un peu la rando (de 10km A/R tout de même !).
Ce qui est un peu moins sympa c'est qu'on marche sur une piste, facilement praticable en voiture (si il n'y avait pas cette fameuse barrière) et ça, on n'aime vraiment pas !
Bref, après 10 km de marche, sur une piste, en plein désert et en plein soleil, on profite finalement d'une jolie vue sur le désert qui nous entoure avec ses belles couleurs orangées. Quelques cactus nous tiennent compagnie mais, à part ça, c'est calme, très calme. Pas un guanaco ou un renard à l'horizon pour nous distraire.
On rejoint le point de vue qui surplombe l'océan pacifique. Malheureusement, on retrouve par la même occasion la fameuse camanchaca et la vue est un peu moins spectaculaire que ce qu'on avait imaginé. On distingue néanmoins les falaises et l'océan lorsque la brume se dissipe partiellement, de temps à autre.
Il nous reste à faire les 10 km de retour, sur la piste, au milieu du désert, sous le soleil... pour abréger un peu la rando on décide de faire le retour en courant !
De retour au camping, petite baignade dans le pacifique gelé pour Thibaut et douche froide pour moi, avant un bon petit repas sur la plage.
Le lendemain, on a prévu de lever le camp et de poursuivre notre route, SAUF si un grand beau temps fait son apparition au lever du soleil... C'est sans grande surprise qu'on découvre notre grisaille habituelle à l'ouverture de la tente et qu'on se met donc à replier le matériel tranquillement après le petit déjeuner.
Mais on prend quand même le temps de noter que le vent a changé d'orientation et on se demande même si, finalement, ça n'est pas entrain de se lever. Pour ne rien regretter, on va donc se promener un peu sur la plage après avoir tout rangé et c'est là qu'on découvre une superbe plage déserte, à 2 km à pied du camping, seulement accessible à pied ou en bateau.
Entre temps, la brume s'est complètement dissipée, un grand soleil brille, le programme est donc tout trouvé : on reste une journée de plus à profiter de cette plage de rêve !
De retour à la voiture nous récupérons nos gros sacs à dos et nos 6L d'eau claire, le plus discrètement possible (hum hum...), pour aller nous installer en camping sauvage à quelques kilomètres de notre précédent camping.
Après midi bronzage au soleil, lecture, baignade (pour Thibaut), observation des lions de mer, loutres et dauphins au loin... le paradis ! Suivi d'un petit apéro au coucher du soleil, puis on profitera de la nuit tombée pour faire quelques photos de la voie lactée qu'on distingue vraiment très bien dans cette région.
Bref, un petit coin de rêve ! On est contents de ne pas s'être précipités pour le départ ce matin.
Au réveil, cette fois on n'attend pas de voir si la brume va ou non se lever aujourd'hui, un long trajet nous attend jusqu'à notre prochaine étape : Copiapó.
Tant pis, on fera avec les maigres informations que nous avons à disposition, mais, avant ça, on choisit de passer la nuit à Copiapó plutôt que d'enchainer encore avec de longs kilomètres sur piste.
Le centre ville est plutôt agréable, très vivant. Il faut dire que c'est la seule grosse ville du secteur et qu'elle est entourée de nombreuses mines. L'activité industrielle est donc conséquente. On trouve un hôtel basique qui fera bien l'affaire pour se reposer un peu mais surtout un resto bien agréable avec terrasse dans un patio ombragé... et une mousse au manjar à se damner !
Les batteries sont rechargées, le plein d'essence est fait, le plein d'eau aussi (12 l !), nous partons de bonne heure à la découverte de ce parc situé à la frontière avec l'Argentine. La première partie de notre trajet nous conduira d'ailleurs à la Laguna Verde, située à quelques kilomètre de la frontière. Mais avant ça, on a un bout de chemin qui nous attend : 260 km, principalement sur des pistes en très bon état mais aussi de 4000m de dénivelé (en voiture, on vous rassure !).
Cela fait bien longtemps qu'on n'est pas allés à ces altitudes, on prend donc bien soin de boire très régulièrement pour éviter au maximum de ressentir le mal des montagnes lors du trajet.
La piste serpente au milieu de montagnes, de roches, dans un paysages assez gris au départ puis de plus en plus orangé. On est surpris par les nombreux travailleurs qui sont à l'oeuvre sur cette route qui nous semble assez peu empruntée.
Après le passage d'un col à 4500m, on débouche sur une grande plaine dégagée et on découvre le Salar de Maricunga. Les paysages ne sont pas sans nous rappeler le Sud-Lipez bolivien !
On passe un premier poste frontière, placé en amont de la frontière officielle, puis on poursuit notre route en serpentant dans les montagnes. Les paysages sont sublimes, on retrouve le plaisir de côtoyer des sommets à plus de 6000m, dont le Nevado Ojos del Salado, le plus haut sommet chilien (6893m).
Cependant, toujours pas de Laguna Verde en vue et le mal de crâne commence à se faire sentir... Forcément, on a connu mieux comme acclimatation que de passer de 400m à 4400m en quelques heures !
Finalement, après encore une bonne heure de route, nous y voila ! Et ça valait le coup d'aller jusque là ! La lagune est magnifique, d'un bleu légèrement turquoise et très intense. Les volcans qui l'entourent se reflètent sur sa surface, juste magnifique ! Bien qu'elle n'appartienne pas officiellement au parc national, ça vaut vraiment le coup d'aller la voir de plus près, on n'est pas déçus !
Pas de pique-nique dans le secteur cependant, on fait le choix de rebrousser chemin et de redescendre sans trop tarder à une altitude plus raisonnable.
On rejoint donc le Salar de Maricunga et on bifurque sur la piste officielle qui mène au parc national... et là ça devient sportif ! La piste n'est vraiment pas en super état, on a le choix entre la tôle ondulée ou le hors piste dans du sable assez dense mais on ne veut pas prendre le risque de rester bloqués au milieu. Comme la CONAF nous a assuré que ça passait avec un véhicule de ville, on continue, mais à l'allure escargot... Après une bonne heure et demie à rouler à 20km/h, on rejoint enfin la lagune du milieu du Salar.
Le guide nous avait promis des colonies de flamants roses, on est donc assez déçus de voir des colonies de... canards ! Le paysage est néanmoins spectaculaire, avec le désert et les trois montagnes (Tres Cruces) en toiles de fond. Et avec les couleurs de la fin d'après-midi c'est encore plus intéressant.
Pour la suite, on avait prévu sans être trop convaincus de dormir au seul camping du parc. Les tarifs étant juste délirants on avait aussi envisagé de faire du camping sauvage un peu plus loin. Mais avec le vent qu'il y a en cette fin d'après-midi, cette option tombe à l'eau !
Finalement, comme il n'est pas si tard, on décide de rejoindre Copiapó, quitte à arriver un peu tard, plutôt que de passer la nuit dans le parc.
On prend la seconde route qui rejoint la ville et la première montée est assez fatiguante : la piste est jonchée de gros cailloux et il faut slalomer pour les éviter. On progresse encore plus lentement qu'à l'aller, on n'est pas arrivés...
Heureusement, une fois passé le col ça s'améliore et on finit par rejoindre une piste correcte qui nous permettra de rejoindre Copiapó à la tombée de la nuit.
En conclusion, ce parc vaut vraiment le détour si on a son propre véhicule pour y aller ! Certes le 4x4 n'est pas indispensable mais la route n'est pas des plus reposantes non plus. Et puis, autant sur la route qui conduit en Argentine on a croisé quelques voitures, sur celles du parc en revanche on n'en a croisé qu'une seule, des touristes un peu dans la même situation que nous !
En tous cas, on est ravis d'avoir fait l'effort d'aller découvrir cette région peu accessible, les paysages sont vraiment grandioses, de la côte pacifique aux très hautes montagnes andines !
Une grosse journée de voiture nous attendait aujourd'hui et, dès qu'on a eu quitté la ville, nous nous sommes bien rendus compte que nous étions en plein désert : très peu de villages sur notre chemin, des panneaux autoroutiers qui avertissent sur les distances entre les stations essences, du sable et de la roche à perte de vue.
On a aussi découvert le phénomène climatique typique du nord du Chili : la camanchaca. Il s'agit d'un épais brouillard, bloqué par la chaine de petites montagnes côtières, qui se crée lorsque le courant froid de Humboldt rencontre les terres chaudes du désert. Et voilà qu'un gros nuage reste accroché sur la côte pendant une bonne partie de la journée. Difficile de savoir à l'avance si le phénomène aura lieu, s'il va durer toute la journée... Et on s'est aussi rendu compte qu'il pouvait être très localisé : à quelques dizaines de kilomètres de là il peut faire grand beau et chaud !
Le côté positif de ce phénomène c'est qu'il apporte une bonne dose d'humidité à une région très sèche. C'est lui qui est à l'origine des déserts fleuris, typiques de la région et qui ont l'air magnifiques (malheureusement nous n'y étions pas à la bonne période).
Les chiliens ont aussi inventés d'ingénieux filets qui permettent de capter l'humidité de cette brume ambiante et d'utiliser l'eau ainsi récoltée. On a eu l'occasion d'en apercevoir quelques uns lors de notre séjour dans la région (mais bon ils ne paraissaient pas capter grand chose....).
La côte pacifique
C'est donc sous une camanchaca persistante que nous avons rejoint la côte pacifique, après avoir quitté l'autoroute au niveau de Vallenar. Aux abords de la route, plein de petits villages et des produits locaux vendus directement par les producteurs : miels, pains, fruits et légumes, fromages et olives. Ça nous plait bien.On trouve une dune sympa, qui surplombe l'océan pour pique-niquer. En dessous de nous, quelques pêcheurs sont à l'oeuvre. Il ne fait pas franchement chaud et on regagne donc rapidement la voiture pour reprendre la route... mais avant ça, petit aléa, puisqu'en redémarrant sur le sable j'ai un peu paniqué et me suis arrêtée au mauvais endroit... voiture bloquée dans le sable au pied de la dune, oups ! Heureusement la chance est de notre côté encore une fois car deux chiliens arrivent sur cette route très peu fréquentée et nous aident à pousser la voiture hors du sable. OK la GOL n'est pas un 4x4, c'est bien noté !
On poursuit notre remontée sur la côte, le long de plages très sauvages, bordées de désert de terre/roches. Le soleil finit par faire son apparition en fin de journée alors que nous nous sommes arrêtés faire quelques courses au seul village du coin, Puerto Viejo, et que l'on profite du coucher du soleil avec une bière basique mais qu'on trouve tout de suite plus savoureuse devant ce spectacle.
Le lendemain, la camanchaca est toujours là pour le petit déjeuner, on ne s'attarde donc pas trop dans le coin, pourtant réputé pour la beauté de sa côte mais on met cap au nord, direction Caldera. On y trouve une petite ville bien sympathique et animée, surtout dans le secteur du port de pêche.
Autant d'étals de poissons frais et une ambiance comme on les aime : il n'en faut pas plus pour nous convaincre de déjeuner ici. On goûte par la même occasion la spécialité du coin : les coquilles Saint Jacques crues, dégustées directement dans la coquille façon huîtres, un régal !
Parque Nacional Pan de Azucar
Après quelques heures de voiture supplémentaires, on rejoint enfin notre objectif : le Parc national Pan de Azucar. Comme on a fait beaucoup de kilomètres ces derniers temps, on s'installe sur place pour plusieurs jours, après avoir fait quelques provisions.En effet, ici il n'y a que 4 campings (seuls 2 sont ouverts), un restaurant et pas de minimarket. C'est très calme en cette basse saison et on a l'embarras du choix pour notre emplacement de camping, situé directement sur plage.
L'endroit est vraiment sympa, il y a deux grandes baies avec deux jolies plages, séparées par un cap. Face à celui-ci, l'île de Pan de Azucar (nom donné pour sa forme... discutable selon nous), connue pour sa réserve de manchots de Humboldt, présents à l'année. Comme on a déjà eu l'occasion d'observer les manchots lors de notre séjour à Ushuaia, on passe notre tour pour cette fois. On profitera de la région en se baladant dans le parc et en flânant sur la plage.
Premier jour, on décide de s'éloigner de la grisaille de la caleta Pan de Azucar pour aller randonner un peu plus loin et espérer y trouver le soleil. Bingo ! Il nous suffit de faire 30 km en voiture pour rejoindre le début du sentier de randonnée et y trouver un soleil de plomb.
Après un passage très technique avec la GOL (officiellement reconvertie en 4x4 pour la semaine), on tombe 20m plus loin sur une barrière nous empêchant de poursuivre sur la piste. Tant pis, on se gare là et on rallonge un peu la rando (de 10km A/R tout de même !).
Ce qui est un peu moins sympa c'est qu'on marche sur une piste, facilement praticable en voiture (si il n'y avait pas cette fameuse barrière) et ça, on n'aime vraiment pas !
Bref, après 10 km de marche, sur une piste, en plein désert et en plein soleil, on profite finalement d'une jolie vue sur le désert qui nous entoure avec ses belles couleurs orangées. Quelques cactus nous tiennent compagnie mais, à part ça, c'est calme, très calme. Pas un guanaco ou un renard à l'horizon pour nous distraire.
On rejoint le point de vue qui surplombe l'océan pacifique. Malheureusement, on retrouve par la même occasion la fameuse camanchaca et la vue est un peu moins spectaculaire que ce qu'on avait imaginé. On distingue néanmoins les falaises et l'océan lorsque la brume se dissipe partiellement, de temps à autre.
Il nous reste à faire les 10 km de retour, sur la piste, au milieu du désert, sous le soleil... pour abréger un peu la rando on décide de faire le retour en courant !
De retour au camping, petite baignade dans le pacifique gelé pour Thibaut et douche froide pour moi, avant un bon petit repas sur la plage.
Le lendemain, on a prévu de lever le camp et de poursuivre notre route, SAUF si un grand beau temps fait son apparition au lever du soleil... C'est sans grande surprise qu'on découvre notre grisaille habituelle à l'ouverture de la tente et qu'on se met donc à replier le matériel tranquillement après le petit déjeuner.
Mais on prend quand même le temps de noter que le vent a changé d'orientation et on se demande même si, finalement, ça n'est pas entrain de se lever. Pour ne rien regretter, on va donc se promener un peu sur la plage après avoir tout rangé et c'est là qu'on découvre une superbe plage déserte, à 2 km à pied du camping, seulement accessible à pied ou en bateau.
Entre temps, la brume s'est complètement dissipée, un grand soleil brille, le programme est donc tout trouvé : on reste une journée de plus à profiter de cette plage de rêve !
De retour à la voiture nous récupérons nos gros sacs à dos et nos 6L d'eau claire, le plus discrètement possible (hum hum...), pour aller nous installer en camping sauvage à quelques kilomètres de notre précédent camping.
Après midi bronzage au soleil, lecture, baignade (pour Thibaut), observation des lions de mer, loutres et dauphins au loin... le paradis ! Suivi d'un petit apéro au coucher du soleil, puis on profitera de la nuit tombée pour faire quelques photos de la voie lactée qu'on distingue vraiment très bien dans cette région.
Bref, un petit coin de rêve ! On est contents de ne pas s'être précipités pour le départ ce matin.
Parque nacional Nevado Tres Cruces
L'objectif principal de cet arrêt à Copiapó est de récupérer des informations sur le parc national Nevado Tres Cruces, situé à 150 km de là. La qualité des informations est plus que variable d'un bureau CONAF à l'autre et malheureusement cette fois on n'est pas tombé sur la meilleure personne pour nous renseigner.Tant pis, on fera avec les maigres informations que nous avons à disposition, mais, avant ça, on choisit de passer la nuit à Copiapó plutôt que d'enchainer encore avec de longs kilomètres sur piste.
Le centre ville est plutôt agréable, très vivant. Il faut dire que c'est la seule grosse ville du secteur et qu'elle est entourée de nombreuses mines. L'activité industrielle est donc conséquente. On trouve un hôtel basique qui fera bien l'affaire pour se reposer un peu mais surtout un resto bien agréable avec terrasse dans un patio ombragé... et une mousse au manjar à se damner !
Les batteries sont rechargées, le plein d'essence est fait, le plein d'eau aussi (12 l !), nous partons de bonne heure à la découverte de ce parc situé à la frontière avec l'Argentine. La première partie de notre trajet nous conduira d'ailleurs à la Laguna Verde, située à quelques kilomètre de la frontière. Mais avant ça, on a un bout de chemin qui nous attend : 260 km, principalement sur des pistes en très bon état mais aussi de 4000m de dénivelé (en voiture, on vous rassure !).
Cela fait bien longtemps qu'on n'est pas allés à ces altitudes, on prend donc bien soin de boire très régulièrement pour éviter au maximum de ressentir le mal des montagnes lors du trajet.
La piste serpente au milieu de montagnes, de roches, dans un paysages assez gris au départ puis de plus en plus orangé. On est surpris par les nombreux travailleurs qui sont à l'oeuvre sur cette route qui nous semble assez peu empruntée.
Après le passage d'un col à 4500m, on débouche sur une grande plaine dégagée et on découvre le Salar de Maricunga. Les paysages ne sont pas sans nous rappeler le Sud-Lipez bolivien !
On passe un premier poste frontière, placé en amont de la frontière officielle, puis on poursuit notre route en serpentant dans les montagnes. Les paysages sont sublimes, on retrouve le plaisir de côtoyer des sommets à plus de 6000m, dont le Nevado Ojos del Salado, le plus haut sommet chilien (6893m).
Cependant, toujours pas de Laguna Verde en vue et le mal de crâne commence à se faire sentir... Forcément, on a connu mieux comme acclimatation que de passer de 400m à 4400m en quelques heures !
Finalement, après encore une bonne heure de route, nous y voila ! Et ça valait le coup d'aller jusque là ! La lagune est magnifique, d'un bleu légèrement turquoise et très intense. Les volcans qui l'entourent se reflètent sur sa surface, juste magnifique ! Bien qu'elle n'appartienne pas officiellement au parc national, ça vaut vraiment le coup d'aller la voir de plus près, on n'est pas déçus !
Pas de pique-nique dans le secteur cependant, on fait le choix de rebrousser chemin et de redescendre sans trop tarder à une altitude plus raisonnable.
Le guide nous avait promis des colonies de flamants roses, on est donc assez déçus de voir des colonies de... canards ! Le paysage est néanmoins spectaculaire, avec le désert et les trois montagnes (Tres Cruces) en toiles de fond. Et avec les couleurs de la fin d'après-midi c'est encore plus intéressant.
Pour la suite, on avait prévu sans être trop convaincus de dormir au seul camping du parc. Les tarifs étant juste délirants on avait aussi envisagé de faire du camping sauvage un peu plus loin. Mais avec le vent qu'il y a en cette fin d'après-midi, cette option tombe à l'eau !
Finalement, comme il n'est pas si tard, on décide de rejoindre Copiapó, quitte à arriver un peu tard, plutôt que de passer la nuit dans le parc.
On prend la seconde route qui rejoint la ville et la première montée est assez fatiguante : la piste est jonchée de gros cailloux et il faut slalomer pour les éviter. On progresse encore plus lentement qu'à l'aller, on n'est pas arrivés...
Heureusement, une fois passé le col ça s'améliore et on finit par rejoindre une piste correcte qui nous permettra de rejoindre Copiapó à la tombée de la nuit.
En conclusion, ce parc vaut vraiment le détour si on a son propre véhicule pour y aller ! Certes le 4x4 n'est pas indispensable mais la route n'est pas des plus reposantes non plus. Et puis, autant sur la route qui conduit en Argentine on a croisé quelques voitures, sur celles du parc en revanche on n'en a croisé qu'une seule, des touristes un peu dans la même situation que nous !
En tous cas, on est ravis d'avoir fait l'effort d'aller découvrir cette région peu accessible, les paysages sont vraiment grandioses, de la côte pacifique aux très hautes montagnes andines !
La côte pacifique semble austère (et glacée) mais très, très belle. Vos photos sur la plage font vraiment envie.
RépondreSupprimerEncore de belles aventures en GOL apparemment : les pistes d'Amérique du Sud n'auront plus de secrets pour vous !!!
Bisous
Sophie P.
Vous avez le don de trouver des lieux paradisiaques !!! meme si leur approche est des plus aléatoires !!
RépondreSupprimerBisous Danielle
De belles photos des étoiles, quel plaisir! Et les noix de st jacques qui semblent délicieuses!
RépondreSupprimerPour la route, vous êtes courageux décidément....Gros bisous