Mendoza et le Cerro Penitentes
Après la grandeur et la frénésie de Buenos Aires, nous sommes retournés au plus près de la Cordillère des Andes que l'on suit depuis le début de ce voyage.
On ne s'est quand même pas trop endormis sur nos lauriers : on avait le programme de la semaine suivante à peaufiner et on a profité de ces quelques jours pour faire une superbe rando dans la Cordillère des Andes.
Après de nombreuses hésitations et changements de programme, nous avons finalement décidé de nous attaquer à l'ascension du Cerro Penitentes, en suivant les bons conseils de Laure (experte région de Mendoza !).
Réveil à 5h50 pour aller au terminal de bus de Mendoza. Au départ de notre auberge, à cette heure bien matinale, on fait la connaissance de Kathrine, une allemande équipée d'un énorme sac à dos. Elle ne part pas pour deux jours de rando mais à l'assaut de l'Aconcagua, seule, en 7 jours. On est franchement impressionnés et on profite du chemin jusqu'à la gare routière pour discuter avec elle (et essayer de garder un visage impassible à chaque fois qu'elle charge son énorme sac sur son dos).
Arrivés au terminal de bus, ça commence moyen : le bus de 7h est complet, le suivant est à 10h. On est bons pour retourner à l'auberge et terminer tant bien que mal notre nuit de sommeil.
De retour à 10h au terminal, cette fois c'est parti, on emprunte la mythique Ruta 7 qui conduit au Chili.
Les paysages sont superbes (comme annoncé par les guides) et on en profite pour faire du repérage puisqu'on reviendra dans ce coin là en compagnie d'Annie et Jean-Luc la semaine suivante.
Finalement, après 3h30 de bus, celui-ci nous dépose au bord de la Ruta 7, au début de la Quebrada de las Vargas.
Il est 14h, on commence la rando en traversant un río sur un pont suspendu un peu bancal et on fait tout de suite une pause pique-nique pour prendre des forces. Au dessus de nous, on aperçoit le Cerro Penitentes, qui culmine à 4356m, avec ses falaises à l'aspect si atypique.
Pour cette première demi-journée, on se contente de quitter la route à 2700m et de rejoindre le campement à 3200m, où nous bivouaquerons. Après une première petite montée, on s'enfonce dans une vallée, le long de la rivière et au milieu des troupeaux de vaches.
Pas de difficulté particulière, on rejoint le campement vers 17h et on cherche un coin à l'abri du vent. La soupe est rapidement engloutie et on se couche tôt. On a mis le réveil de bonne heure pour demain avec pour objectif d'aller voir le lever de soleil sur l'Aconcagua, le plus haut sommet d'Amérique (6962m).
Réveil 3h50... J'essaye de faire mine que je ne l'ai pas entendu mais Thibaut est déjà en pleine préparation, il faut s'activer. On embarque toutes les affaires chaudes (l'iso 0°C est annoncé à 4000m) et on laisse en plan la tente et les affaires de couchage. Frontales en place, il est l'heure d'attaquer la montée.
Thibaut a repéré le chemin la veille, ça monte en lacet sur un sentier assez bien identifié et déjà assez raide. Mais rapidement, on rejoint un pierrier et le chemin est plus compliqué à distinguer, surtout de nuit. Après quelques petits détours, on retrouve sa trace à l'aide du GPS. Ça monte toujours bien raide et on progresse difficilement dans les pierres. On est clairement en retard sur le timing estimé...
Il faut dire que cela faisait quelques semaines qu'on n'avait pas fait de "grosse" rando, et encore moins à cette altitude. On sent qu'on a un peu perdu en condition, mais on s'accroche.
Après quelques heures de marche, on profite déjà d'un panorama magnifique sur l'Aconcagua, immense tâche blanche qui se détache dans la nuit. Depuis la route on ne l'avait pas aperçu, mais dès qu'on prend un peu de hauteur, on se rend compte de sa taille imposante, entouré d'autres sommets plutôt aux alentours de 5500m. Le spectacle est magique, ça nous remotive et on poursuit l'ascension, on est encore loin d'être arrivés ! On fait néanmoins des pauses régulières pour prendre des photos, à mesure que la lumière du jour apparait et nous dévoile plus clairement ce colosse.
Après 4h de montée dans une pente très raide (1100m de dénivelé sur 4km seulement), et au milieu des pierres, on atteint enfin le sommet. Vue à 360°C sur la Cordillère des Andes, on est vraiment au coeur des montagnes et le spectacle est exceptionnel. Sans doute une des plus belles randos qu'on ait faite à ce jour (et une de celle pour lesquelles j'ai le plus galéré... mais ça valait le coup !)
On redescend ensuite au campement, qu'on atteint vers 12h, bien fatigués. Un petit pique-nique au soleil, on démonte la tente et on refait les sacs puis il est temps de rejoindre la route.
On est au bord de la Ruta 7 vers 14h, le prochain bus passe à 17h... Comme on n'a pas franchement envie d'attendre 3h, on retente le stop et il ne nous faut pas 3min avant qu'un camion ne s'arrête pour nous prendre. On fait donc le trajet avec un chauffeur chilien (il va falloir qu'on s'habitue à cet accent quand on sera au Chili !), qui en plus a la fâcheuse habitude de monter le volume de la radio à chaque fois que Thibaut lui pose une question :-D
Bref, l'avantage c'est qu'on rejoint le village d'Uspallata en un rien de temps. On se renseigne sur les bus, mais c'est le même problème (et le même bus !), il faut encore attendre 3h. On tente donc le stop à Uspallata, également sur la Ruta 7 et donc point de passage de nombreux camions et voitures. Après 20min d'attente et un nombre incalculable de voitures qui passent sans s'arrêter, on commence déjà à perdre patience (surtout moi... le réveil à 3h50 n'a pas dû aider).
On s'apprête donc à retourner au terminal de bus acheter des billets, quand un couple nous hèle depuis le parking sur lequel ils sont garés. Ce sont des brésiliens d'une cinquantaine d'années, qui viennent du Chili et vont jusqu'à Mendoza en voiture de location. Ana nous avoue qu'elle ne prend jamais d'autostoppeur. Elle nous avait déjà vu sur le bord de la route à la fin de notre rando et elle avait hésité. Et comme elle nous revoit là, à Uspallata, elle s'est dit que cette fois elle ne louperait pas l'occasion. Nous voilà donc dans la voiture de ce charmant couple et on ne voit pas le temps passer tellement on discute de tout et de rien en anglais-espagnol-portugais. Tellement sympas qu'on se donne rdv le lendemain à l'occasion d'une dégustation de vin sur le toit de la mairie de Mendoza. Une jolie rencontre !
En plus d'avoir apprécié Mendoza, où on a trouvé qu'il faisait bon vivre, on a été vraiment emballés par les paysages de la région. On avait donc hâte d'en découvrir plus les jours suivants.
Mendoza
Nous sommes arrivés après un long trajet en bus dans la ville de Mendoza et on est rapidement tombés sous le charme. Pas de building, une circulation raisonnable, de jolies petites places, des allées d'arbres dans toutes les rues et un climat très agréable. Il y a assez peu de choses à visiter d'un point de vue touristique mais pour faire un break, cette ville nous a paru tout à fait adaptée. On a donc largement profité des terrasses des cafés et restaurants, respecté scrupuleusement les horaires de la sieste et rejoint la population locale à l'happy hour sur l'Avenida Aristides Villanueva.On ne s'est quand même pas trop endormis sur nos lauriers : on avait le programme de la semaine suivante à peaufiner et on a profité de ces quelques jours pour faire une superbe rando dans la Cordillère des Andes.
Cerro Penitentes
Le seul inconvénient majeur de la région, c'est qu'il est assez compliqué de rejoindre les sentiers de rando sans véhicule personnel (et après notre précédente expérience à Córdoba, on a l'impression que c'est même un inconvénient de l'Argentine).Après de nombreuses hésitations et changements de programme, nous avons finalement décidé de nous attaquer à l'ascension du Cerro Penitentes, en suivant les bons conseils de Laure (experte région de Mendoza !).
Réveil à 5h50 pour aller au terminal de bus de Mendoza. Au départ de notre auberge, à cette heure bien matinale, on fait la connaissance de Kathrine, une allemande équipée d'un énorme sac à dos. Elle ne part pas pour deux jours de rando mais à l'assaut de l'Aconcagua, seule, en 7 jours. On est franchement impressionnés et on profite du chemin jusqu'à la gare routière pour discuter avec elle (et essayer de garder un visage impassible à chaque fois qu'elle charge son énorme sac sur son dos).
Arrivés au terminal de bus, ça commence moyen : le bus de 7h est complet, le suivant est à 10h. On est bons pour retourner à l'auberge et terminer tant bien que mal notre nuit de sommeil.
De retour à 10h au terminal, cette fois c'est parti, on emprunte la mythique Ruta 7 qui conduit au Chili.
Les paysages sont superbes (comme annoncé par les guides) et on en profite pour faire du repérage puisqu'on reviendra dans ce coin là en compagnie d'Annie et Jean-Luc la semaine suivante.
Finalement, après 3h30 de bus, celui-ci nous dépose au bord de la Ruta 7, au début de la Quebrada de las Vargas.
Il est 14h, on commence la rando en traversant un río sur un pont suspendu un peu bancal et on fait tout de suite une pause pique-nique pour prendre des forces. Au dessus de nous, on aperçoit le Cerro Penitentes, qui culmine à 4356m, avec ses falaises à l'aspect si atypique.
Pour cette première demi-journée, on se contente de quitter la route à 2700m et de rejoindre le campement à 3200m, où nous bivouaquerons. Après une première petite montée, on s'enfonce dans une vallée, le long de la rivière et au milieu des troupeaux de vaches.
Pas de difficulté particulière, on rejoint le campement vers 17h et on cherche un coin à l'abri du vent. La soupe est rapidement engloutie et on se couche tôt. On a mis le réveil de bonne heure pour demain avec pour objectif d'aller voir le lever de soleil sur l'Aconcagua, le plus haut sommet d'Amérique (6962m).
Réveil 3h50... J'essaye de faire mine que je ne l'ai pas entendu mais Thibaut est déjà en pleine préparation, il faut s'activer. On embarque toutes les affaires chaudes (l'iso 0°C est annoncé à 4000m) et on laisse en plan la tente et les affaires de couchage. Frontales en place, il est l'heure d'attaquer la montée.
Thibaut a repéré le chemin la veille, ça monte en lacet sur un sentier assez bien identifié et déjà assez raide. Mais rapidement, on rejoint un pierrier et le chemin est plus compliqué à distinguer, surtout de nuit. Après quelques petits détours, on retrouve sa trace à l'aide du GPS. Ça monte toujours bien raide et on progresse difficilement dans les pierres. On est clairement en retard sur le timing estimé...
Il faut dire que cela faisait quelques semaines qu'on n'avait pas fait de "grosse" rando, et encore moins à cette altitude. On sent qu'on a un peu perdu en condition, mais on s'accroche.
Après quelques heures de marche, on profite déjà d'un panorama magnifique sur l'Aconcagua, immense tâche blanche qui se détache dans la nuit. Depuis la route on ne l'avait pas aperçu, mais dès qu'on prend un peu de hauteur, on se rend compte de sa taille imposante, entouré d'autres sommets plutôt aux alentours de 5500m. Le spectacle est magique, ça nous remotive et on poursuit l'ascension, on est encore loin d'être arrivés ! On fait néanmoins des pauses régulières pour prendre des photos, à mesure que la lumière du jour apparait et nous dévoile plus clairement ce colosse.
Après 4h de montée dans une pente très raide (1100m de dénivelé sur 4km seulement), et au milieu des pierres, on atteint enfin le sommet. Vue à 360°C sur la Cordillère des Andes, on est vraiment au coeur des montagnes et le spectacle est exceptionnel. Sans doute une des plus belles randos qu'on ait faite à ce jour (et une de celle pour lesquelles j'ai le plus galéré... mais ça valait le coup !)
On redescend ensuite au campement, qu'on atteint vers 12h, bien fatigués. Un petit pique-nique au soleil, on démonte la tente et on refait les sacs puis il est temps de rejoindre la route.
On est au bord de la Ruta 7 vers 14h, le prochain bus passe à 17h... Comme on n'a pas franchement envie d'attendre 3h, on retente le stop et il ne nous faut pas 3min avant qu'un camion ne s'arrête pour nous prendre. On fait donc le trajet avec un chauffeur chilien (il va falloir qu'on s'habitue à cet accent quand on sera au Chili !), qui en plus a la fâcheuse habitude de monter le volume de la radio à chaque fois que Thibaut lui pose une question :-D
Bref, l'avantage c'est qu'on rejoint le village d'Uspallata en un rien de temps. On se renseigne sur les bus, mais c'est le même problème (et le même bus !), il faut encore attendre 3h. On tente donc le stop à Uspallata, également sur la Ruta 7 et donc point de passage de nombreux camions et voitures. Après 20min d'attente et un nombre incalculable de voitures qui passent sans s'arrêter, on commence déjà à perdre patience (surtout moi... le réveil à 3h50 n'a pas dû aider).
On s'apprête donc à retourner au terminal de bus acheter des billets, quand un couple nous hèle depuis le parking sur lequel ils sont garés. Ce sont des brésiliens d'une cinquantaine d'années, qui viennent du Chili et vont jusqu'à Mendoza en voiture de location. Ana nous avoue qu'elle ne prend jamais d'autostoppeur. Elle nous avait déjà vu sur le bord de la route à la fin de notre rando et elle avait hésité. Et comme elle nous revoit là, à Uspallata, elle s'est dit que cette fois elle ne louperait pas l'occasion. Nous voilà donc dans la voiture de ce charmant couple et on ne voit pas le temps passer tellement on discute de tout et de rien en anglais-espagnol-portugais. Tellement sympas qu'on se donne rdv le lendemain à l'occasion d'une dégustation de vin sur le toit de la mairie de Mendoza. Une jolie rencontre !
En plus d'avoir apprécié Mendoza, où on a trouvé qu'il faisait bon vivre, on a été vraiment emballés par les paysages de la région. On avait donc hâte d'en découvrir plus les jours suivants.










Superbes paysages et bravo pour votre "courage" mais l enjeu en vaut toujours la "chandelle" j ai tarde a vous repondre car mon ordi a ete pirate mais tout est rentre dans l ordre et je vais pouvoir me regaler a nouveau de vos recits Bisous Danielle
RépondreSupprimerQuelle randonneuse aguerrie tu fais Laura ! Bravo à vous deux : vous nous impressionnez par votre constance dans l'effort.
RépondreSupprimerGrosses bises
Sophie P.
Décidément vous êtes des lèves-tôt!!! Et toujours persévérant!!! Gros bisous
RépondreSupprimerBeau-beau-beau. J'espère qu'il n'y a pas de copyright pour les fonds d'écran
RépondreSupprimerBises nono
Et sinon la grasse matinée en vacances ça existe aussi hein :) Belle persévérance, et vu les photos vous devez en prendre plein la vue, ça motive!
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