Le lac Titicaca
Dernière escale péruvienne avant notre passage en Bolivie : le lac Titicaca !
Ou plutôt escale de transition puisque le lac se trouve à la frontière entre les deux pays et qu'on prendra le temps d'en profiter des deux côtés.
Comme on arrive de (très) bonne heure, le village est encore tout endormi, les tiendas sont fermées, il y a peu de monde dans les ruelles. On patiente tranquillement sur la place déserte du village jusqu'à ce que la petite tienda ouvre. On achète de quoi petit déjeuner rapidement mais surtout on se renseigne auprès du gérant sur les possibilités de logement dans le village. Ici, tout est géré par des familles qui proposent le logement "chez l'habitant" aux touristes de passage. Et ça tombe bien, le gérant de la tienda fait également maison d'hôtes. La chambre qu'il propose est très charmante, avec du mobilier tout en roseaux du lac et il y a même de l'eau chaude et de l'électricité le soir. Bien que le tarif soit assez élevé, on s'installe donc chez cette famille et on commence par faire une petite sieste pour récupérer de cette nuit agitée.
On décide ensuite d'aller se promener jusqu'au bout de la presqu'île et on prend rapidement conscience de la beauté des paysages : le lac immense, les îles qui le parsèment, les petits villages sur la côte et les cultures en terrasse dans lesquels travaillent les habitants. Ici, très peu de voitures, hormis pour les transports jusqu'à Puno, et quelques bateaux pour les pêcheurs de truites ou pour rejoindre les îles. Facile de tomber sous le charme de ce petit coin de paradis !
On discute avec quelques habitants qui travaillent dans les champs et qui n'ont pas l'habitude de voir des touristes à cette période de l'année puis on s'arrête pique-niquer tout au bout de la presqu'île, avec une vue imprenable sur les îles d'Amantani et de Taquile.
Enfin, on poursuit notre chemin jusqu'en haut de la presqu'île, d'où nous avons une vue magnifique sur la presqu'île de Ccotos.
La journée a filé à toute vitesse et on a vraiment pris plaisir à ce promener sur cette presqu'île qui a des airs de bout du monde.
Il est temps de rejoindre la famille chez qui nous logeons pour la fin d'après-midi et le dîner.
Malheureusement, la soirée s'avère assez décevante d'un point de vue échanges avec celle-ci. En effet, seul le père prend la peine de manger avec nous et les échanges sont assez limités : cela donne plus l'air d'un exercice obligé que d'un réel intérêt. On finit même par se demander si la famille vit vraiment à cet endroit ou si ça n'est pas juste une sorte d'auberge pour accueillir les touristes.
Bref, autant on a été conquis par le village et les paysages de Llachon, autant la nuit chez l'habitant nous aura un peu laissé sur notre fin. Espérons que l'expérience soit plus intéressante à Taquile le lendemain.
On a de la chance, chaque semaine un seul bateau part de Llachon pour aller sur l'île de Taquile et c'est le jour où nous sommes présents. C'est donc à 6h du matin, qu'on se retrouve sur le ponton, en compagnie de locaux qui vont vendre leurs produits sur le marché. Tout le monde est bien chargé et habillé en tenues traditionnelles de la région : c'est plein de couleurs et de bonne humeur !
En plus, une monumentale chute de ma part sur le chemin boueux nous aura valu d'attirer l'attention de tout le monde et de permettre d'engager la conversation :-) (tout le monde se préoccupant gentiment de moi pour être certain que je ne me sois pas blessée...)
Après 1h de traversée, passée sur le toit du bateau, nous arrivons sur la superbe île de Taquile.
Tout le monde débarque sur le ponton, avec tout son bardas et certaines femmes sont vraiment très chargées. Thibaut donne un coup de main en portant deux paquets d'une des vendeuses, on ne sait pas comment elle s'en serait sortie sinon avec tous ces sacs et son bébé emmitouflé dans son tissus coloré, porté sur son dos.
Après une bonne heure de marche sur un sentier en pierres à la vue imprenable sur le lac et la cordillère royale bolivienne, on rejoint la place du village, où un marché local s'installe progressivement : viande, fromages, tissus, laine... il y a de tout !
On prend le temps d'observer tout ça avant de se mettre à la recherche d'un logement. Mais il se trouve qu'un des passagers avec qui on a fait le trajet depuis Llachon, nous recommande une de ses connaissances qui pourrait nous accueillir pour la nuit. Forts de notre expérience de la veille, on s'assure qu'on passera bien un minimum de temps avec la famille (au moins les repas) et qu'on ne sera pas juste logés chez l'habitant. La jeune fille, Mari-Luz, nous rassure et on la suit donc jusqu'à chez elle. Notre chambre est simple, il y a de l'électricité mais pas d'eau courante ici. La vue est magnifique, la maison est à l'aplomb du rivage et il y a même une terrasse : ça nous promet de jolis couchers de soleil.
A peine posés nos sacs, Mari-Luz est de retour avec tout un tas de vêtements sous le bras : elle veut qu'on s'habille en vêtements traditionnels de Taquile. C'est l'une des choses qui frappent le plus quand on arrive sur cette île : tout le monde est habillé en vêtement traditionnel. Pour les hommes, un pantalon noir, une chemise blanche, un gilet noir, une jolie ceinture tissée et un chapeau qui indique si l'homme est marié selon sa couleur. Pour les femmes, plusieurs couches de jupes plissées colorées, une ceinture tissée, un pull uni et un grand tissu noir à pompons colorés (pour se protéger du soleil et transporter tout ce qu'on veut dedans).
Un peu perplexes au départ, on décide finalement de se prêter au jeu. Et on ne passe pas inaperçus auprès des habitants de l'île qui sourient tous en nous voyant habillés comme eux !
On passe la fin de la matinée en compagnie de Mari-Luz, on monte jusqu'au point de vue de l'île et on rejoint également ses parents dans les champs, où ils sont en train de semer du maïs. L'occasion pour Thibaut de donner un coup de main...
Malheureusement, pour le déjeuner pas de truite au menu mais une omelette (nature) + riz + frites... servi sur deux plateaux et qu'on mangera seuls dans notre chambre. On imagine que la famille ne rentre pas manger le midi puisqu'elle travaille, on espère qu'on aura l'occasion de partager le dîner ce soir. Pourvu que la "mauvaise" expérience de Llachon ne se répète pas...
L'après-midi est composé de balades sur l'île, de repos et d'une petite bière sur la terrasse au coucher du soleil. Une fois la nuit tombée, un vent violent se lève, comme la veille à Llachon, la température baisse rapidement et nous oblige à rentrer dans notre chambre.
Vers 19h on s'active un peu et on part voir la famille, dont les chambres sont un peu plus loin. Mari-Luz nous informe que nous n'allons pas pouvoir manger ensemble parce qu'il fait trop froid dans la pièce principale. Elle va donc nous apporter deux plateaux repas dans la chambre... Tout cela nous rappelle notre expérience mitigée de Llachon et c'est donc assez déçus qu'on déguste notre repas en tête-à-tête et à l'abri.
Heureusement, le lendemain tout s'améliore, toute la famille nous attend pour le petit déjeuner, même le petit frère qui a failli être en retard pour aller au collège le temps qu'on les rejoigne. On discute autour des pancakes fait maison et des infusions de muna, la menthe locale, c'est vraiment un moment agréable.
Tous les membres de la famille nous présentent ensuite leurs créations en tissage, qui est le principal artisanat local. Ici, les hommes apprennent à tisser dès le plus jeune âge : ils réalisent des chapeaux et bonnets aux motifs tous plus beaux les uns que les autres. L'occasion pour moi de renouveler mon bonnet péruvien perdu lors du trek de Santa Cruz.
Quant aux femmes, elles utilisent des métiers à tisser pour confectionner des ceintures aux motifs fins et complexes. Même après 15 min d'observation, on a du mal à comprendre comment elles s'y retrouvent avec tous ces fils et tous ces "étages" de tissage.
Puis, Petronilla, la mère de famille propose de nous accompagner jusqu'à la plage qui se situe à l'extrémité sud de l'île. On marche et discute donc pendant près d'une heure, tandis que Petronilla s'applique à filer sa laine, jusqu'à cette superbe plage de sable blanc et déserte en cette saison. Thibaut ne pas résiste à l'envie de se baigner...dans une eau à 8°C !
De retour à la maison, la fameuse truite grillée nous attend pour notre dernier repas sur Taquile, depuis la terrasse de la maison avec une vue imprenable sur le lac Titicaca. De quoi finir en beauté ! Décidément, Taquile nous aura vraiment charmés avec ses paysages magnifiques, sa vue sur la cordillère royale bolivienne (qu'on est plus qu'impatients de rejoindre !) et ses habitants très accueillants.
Le temps de remercier une dernière fois nos hôtes pour cet agréable séjour, puis on rejoint Puno, avec un bateau collectivo.
Le lendemain, on a pour idée d'aller voir les fameuses îles flottantes Uros mais malheureusement nous n'y parviendrons pas. Le bateau collectivo attend en effet d'être plein pour partir en direction des îles et à cette saison, il y a tellement peu de passagers que ça peut prendre un temps fou. La grande majorité des touristes sont passés par une agence de voyage (ce que nous aurions du faire pour assurer le coup...). Malheureusement, nous avons un bus déjà réservé en début d'après-midi et on ne peut donc pas se permettre d'attendre aussi longtemps. On fera donc l'impasse sur les îles Uros et on ira manger un dernier ceviche avant notre départ pour la Bolivie.
La ville est très touristique et sans charme particulier, l'attraction principale étant l'Isla del Sol, située au large. La légende Inca raconte que la dieu créateur Wiracocha aurait débarqué sur ses rivages pour créer les différentes divinités, le soleil "Inti", la lune "Killa" et plein d'autres. C'est aussi des profondeurs du lac que son fils, Manco Capac, émergea et devint le premier Empereur Inca. Enfin c'est ce qu'on pense avoir compris, même les descendants d'incas ne sont pas sûrs...
On part donc visiter cette île le lendemain. Malheureusement, à cause de conflits entre les communautés de l'île, toute la partie nord est inaccessible. On choisit donc de ne passer qu'une journée sur place et cela s'avère largement suffisant.
Isla del Sol est très belle, bien plus grande que Taquile et à la géographie assez variée (de ce qu'on en voit). La vue sur la cordillère royale est magnifique, puisqu'on est encore plus près, et nous donne déjà envie d'aller y randonner !
En revanche, l'ambiance sur l'île est toute autre que côté péruvien. Ici, pas de logement chez l'habitant mais un nombre impressionnant d'hôtels, le wifi... on est beaucoup moins emballés !
On se promène sur toute la zone sud de l'île, de la côte jusqu'au mirador qui surplombe l'île et on finit cette journée par une petite truite grillée avec vue, proposée par l'un des nombreux restaurants.
Il est déjà temps de rejoindre la côte. Comme on n'a pas envie de se presser, on passe une nuit supplémentaire à Copacabana avant de rejoindre la très animée capitale (administrative) bolivienne : La Paz.
Ou plutôt escale de transition puisque le lac se trouve à la frontière entre les deux pays et qu'on prendra le temps d'en profiter des deux côtés.
La presqu'île de Llachon
Après une courte nuit dans le bus, nous débarquons à 4h du matin à Puno, la plus grosse ville péruvienne sur le bord du lac Titicaca. On ne s'y attarde pas et on prend directement un collectivo, destination Llachon, un petit village situé tout au bout d'une presqu'île qui s'avance sur le lac.Comme on arrive de (très) bonne heure, le village est encore tout endormi, les tiendas sont fermées, il y a peu de monde dans les ruelles. On patiente tranquillement sur la place déserte du village jusqu'à ce que la petite tienda ouvre. On achète de quoi petit déjeuner rapidement mais surtout on se renseigne auprès du gérant sur les possibilités de logement dans le village. Ici, tout est géré par des familles qui proposent le logement "chez l'habitant" aux touristes de passage. Et ça tombe bien, le gérant de la tienda fait également maison d'hôtes. La chambre qu'il propose est très charmante, avec du mobilier tout en roseaux du lac et il y a même de l'eau chaude et de l'électricité le soir. Bien que le tarif soit assez élevé, on s'installe donc chez cette famille et on commence par faire une petite sieste pour récupérer de cette nuit agitée.
On décide ensuite d'aller se promener jusqu'au bout de la presqu'île et on prend rapidement conscience de la beauté des paysages : le lac immense, les îles qui le parsèment, les petits villages sur la côte et les cultures en terrasse dans lesquels travaillent les habitants. Ici, très peu de voitures, hormis pour les transports jusqu'à Puno, et quelques bateaux pour les pêcheurs de truites ou pour rejoindre les îles. Facile de tomber sous le charme de ce petit coin de paradis !
On discute avec quelques habitants qui travaillent dans les champs et qui n'ont pas l'habitude de voir des touristes à cette période de l'année puis on s'arrête pique-niquer tout au bout de la presqu'île, avec une vue imprenable sur les îles d'Amantani et de Taquile.
Enfin, on poursuit notre chemin jusqu'en haut de la presqu'île, d'où nous avons une vue magnifique sur la presqu'île de Ccotos.
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| Presqu'île de Ccotos |
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| Ile d'Amantani |
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| Vue depuis le séjour de la maison d'hôtes |
La journée a filé à toute vitesse et on a vraiment pris plaisir à ce promener sur cette presqu'île qui a des airs de bout du monde.
Il est temps de rejoindre la famille chez qui nous logeons pour la fin d'après-midi et le dîner.
Malheureusement, la soirée s'avère assez décevante d'un point de vue échanges avec celle-ci. En effet, seul le père prend la peine de manger avec nous et les échanges sont assez limités : cela donne plus l'air d'un exercice obligé que d'un réel intérêt. On finit même par se demander si la famille vit vraiment à cet endroit ou si ça n'est pas juste une sorte d'auberge pour accueillir les touristes.
Bref, autant on a été conquis par le village et les paysages de Llachon, autant la nuit chez l'habitant nous aura un peu laissé sur notre fin. Espérons que l'expérience soit plus intéressante à Taquile le lendemain.
On a de la chance, chaque semaine un seul bateau part de Llachon pour aller sur l'île de Taquile et c'est le jour où nous sommes présents. C'est donc à 6h du matin, qu'on se retrouve sur le ponton, en compagnie de locaux qui vont vendre leurs produits sur le marché. Tout le monde est bien chargé et habillé en tenues traditionnelles de la région : c'est plein de couleurs et de bonne humeur !
En plus, une monumentale chute de ma part sur le chemin boueux nous aura valu d'attirer l'attention de tout le monde et de permettre d'engager la conversation :-) (tout le monde se préoccupant gentiment de moi pour être certain que je ne me sois pas blessée...)
Après 1h de traversée, passée sur le toit du bateau, nous arrivons sur la superbe île de Taquile.
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| Pêcheurs récupérant les ispis dans leurs filets |
Taquile
A peine descendus, le capitaine du bateau nous demande une somme exorbitante pour la traversée qu'on vient de faire. Une fois de plus, on a le droit au "tarif gringos" et une fois de plus on ne se laisse pas faire, passablement énervés. Le temps de faire de la monnaie auprès des autres voyageurs, pour lui payer ce qui nous semble raisonnable, celui-ci est déjà reparti sur son bateau ! Parfait, le trajet le moins cher du monde !Tout le monde débarque sur le ponton, avec tout son bardas et certaines femmes sont vraiment très chargées. Thibaut donne un coup de main en portant deux paquets d'une des vendeuses, on ne sait pas comment elle s'en serait sortie sinon avec tous ces sacs et son bébé emmitouflé dans son tissus coloré, porté sur son dos.
Après une bonne heure de marche sur un sentier en pierres à la vue imprenable sur le lac et la cordillère royale bolivienne, on rejoint la place du village, où un marché local s'installe progressivement : viande, fromages, tissus, laine... il y a de tout !
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| Vue sur la cordillère royale bolivienne |
A peine posés nos sacs, Mari-Luz est de retour avec tout un tas de vêtements sous le bras : elle veut qu'on s'habille en vêtements traditionnels de Taquile. C'est l'une des choses qui frappent le plus quand on arrive sur cette île : tout le monde est habillé en vêtement traditionnel. Pour les hommes, un pantalon noir, une chemise blanche, un gilet noir, une jolie ceinture tissée et un chapeau qui indique si l'homme est marié selon sa couleur. Pour les femmes, plusieurs couches de jupes plissées colorées, une ceinture tissée, un pull uni et un grand tissu noir à pompons colorés (pour se protéger du soleil et transporter tout ce qu'on veut dedans).
Un peu perplexes au départ, on décide finalement de se prêter au jeu. Et on ne passe pas inaperçus auprès des habitants de l'île qui sourient tous en nous voyant habillés comme eux !
On passe la fin de la matinée en compagnie de Mari-Luz, on monte jusqu'au point de vue de l'île et on rejoint également ses parents dans les champs, où ils sont en train de semer du maïs. L'occasion pour Thibaut de donner un coup de main...
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| en habits traditionnels taquiléens |
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| Le fils de Mari-Luz dort emmitouflé dans sa besace en tissu noir |
Malheureusement, pour le déjeuner pas de truite au menu mais une omelette (nature) + riz + frites... servi sur deux plateaux et qu'on mangera seuls dans notre chambre. On imagine que la famille ne rentre pas manger le midi puisqu'elle travaille, on espère qu'on aura l'occasion de partager le dîner ce soir. Pourvu que la "mauvaise" expérience de Llachon ne se répète pas...
L'après-midi est composé de balades sur l'île, de repos et d'une petite bière sur la terrasse au coucher du soleil. Une fois la nuit tombée, un vent violent se lève, comme la veille à Llachon, la température baisse rapidement et nous oblige à rentrer dans notre chambre.
Vers 19h on s'active un peu et on part voir la famille, dont les chambres sont un peu plus loin. Mari-Luz nous informe que nous n'allons pas pouvoir manger ensemble parce qu'il fait trop froid dans la pièce principale. Elle va donc nous apporter deux plateaux repas dans la chambre... Tout cela nous rappelle notre expérience mitigée de Llachon et c'est donc assez déçus qu'on déguste notre repas en tête-à-tête et à l'abri.
Heureusement, le lendemain tout s'améliore, toute la famille nous attend pour le petit déjeuner, même le petit frère qui a failli être en retard pour aller au collège le temps qu'on les rejoigne. On discute autour des pancakes fait maison et des infusions de muna, la menthe locale, c'est vraiment un moment agréable.
Tous les membres de la famille nous présentent ensuite leurs créations en tissage, qui est le principal artisanat local. Ici, les hommes apprennent à tisser dès le plus jeune âge : ils réalisent des chapeaux et bonnets aux motifs tous plus beaux les uns que les autres. L'occasion pour moi de renouveler mon bonnet péruvien perdu lors du trek de Santa Cruz.
Quant aux femmes, elles utilisent des métiers à tisser pour confectionner des ceintures aux motifs fins et complexes. Même après 15 min d'observation, on a du mal à comprendre comment elles s'y retrouvent avec tous ces fils et tous ces "étages" de tissage.
Puis, Petronilla, la mère de famille propose de nous accompagner jusqu'à la plage qui se situe à l'extrémité sud de l'île. On marche et discute donc pendant près d'une heure, tandis que Petronilla s'applique à filer sa laine, jusqu'à cette superbe plage de sable blanc et déserte en cette saison. Thibaut ne pas résiste à l'envie de se baigner...dans une eau à 8°C !
De retour à la maison, la fameuse truite grillée nous attend pour notre dernier repas sur Taquile, depuis la terrasse de la maison avec une vue imprenable sur le lac Titicaca. De quoi finir en beauté ! Décidément, Taquile nous aura vraiment charmés avec ses paysages magnifiques, sa vue sur la cordillère royale bolivienne (qu'on est plus qu'impatients de rejoindre !) et ses habitants très accueillants.
Le temps de remercier une dernière fois nos hôtes pour cet agréable séjour, puis on rejoint Puno, avec un bateau collectivo.
Le lendemain, on a pour idée d'aller voir les fameuses îles flottantes Uros mais malheureusement nous n'y parviendrons pas. Le bateau collectivo attend en effet d'être plein pour partir en direction des îles et à cette saison, il y a tellement peu de passagers que ça peut prendre un temps fou. La grande majorité des touristes sont passés par une agence de voyage (ce que nous aurions du faire pour assurer le coup...). Malheureusement, nous avons un bus déjà réservé en début d'après-midi et on ne peut donc pas se permettre d'attendre aussi longtemps. On fera donc l'impasse sur les îles Uros et on ira manger un dernier ceviche avant notre départ pour la Bolivie.
Copacabana et Isla del Sol
Nous arrivons à Copacabana (en Bolivie), en fin d'après-midi, après un passage de frontière assez mouvementé puisque nous avons dépassé la durée autorisée par nos visas au Pérou et que nous avons du payer une petite amende (et faire un peu de paperasse). Oups !La ville est très touristique et sans charme particulier, l'attraction principale étant l'Isla del Sol, située au large. La légende Inca raconte que la dieu créateur Wiracocha aurait débarqué sur ses rivages pour créer les différentes divinités, le soleil "Inti", la lune "Killa" et plein d'autres. C'est aussi des profondeurs du lac que son fils, Manco Capac, émergea et devint le premier Empereur Inca. Enfin c'est ce qu'on pense avoir compris, même les descendants d'incas ne sont pas sûrs...
On part donc visiter cette île le lendemain. Malheureusement, à cause de conflits entre les communautés de l'île, toute la partie nord est inaccessible. On choisit donc de ne passer qu'une journée sur place et cela s'avère largement suffisant.
Isla del Sol est très belle, bien plus grande que Taquile et à la géographie assez variée (de ce qu'on en voit). La vue sur la cordillère royale est magnifique, puisqu'on est encore plus près, et nous donne déjà envie d'aller y randonner !
En revanche, l'ambiance sur l'île est toute autre que côté péruvien. Ici, pas de logement chez l'habitant mais un nombre impressionnant d'hôtels, le wifi... on est beaucoup moins emballés !
On se promène sur toute la zone sud de l'île, de la côte jusqu'au mirador qui surplombe l'île et on finit cette journée par une petite truite grillée avec vue, proposée par l'un des nombreux restaurants.
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| Isla del Sol |
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| Isla de la Luna et vue sur la cordillère royale bolivienne |
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| Thibaut n'est toujours pas ami avec les alpagas... |
Il est déjà temps de rejoindre la côte. Comme on n'a pas envie de se presser, on passe une nuit supplémentaire à Copacabana avant de rejoindre la très animée capitale (administrative) bolivienne : La Paz.






































Vous voila arrivé a La Paz la plus haute capital du monde une ville charmante .... profitez bien
RépondreSupprimerEt merci pour les photos et récits !
RépondreSupprimerDe rien c'est avec mlaisir ! Là récit de la paz Et la petite surprise arrive bientôt. On s'active pour rattraper notre retard ��. Et pour anecdote il paraît que la paz n'est pas la capitale de la Bolivie mais ce serait Sucre. La première serait la capitale administrative, la deuxième la capitale constitutionnel, pas certains de bien comprendre ��. Voilà pour la minute culture, à très vite sur le blog !!!! Thibaut
SupprimerIl me semble que vous êtes à chaque fois encore plus beaux sur vos photos de couple .
RépondreSupprimerVotre périple péruvien semble s'être terminé en apothéose à Titicaca : ça fait vraiment envie ( les costumes mis à part peut être ....) Thibaut et l'alpaga c'est plutôt drôle en effet tout comme Thibaut dans un champ en paysan péruvien !!!!
C'est top votre blog.
Sophie P.
Et toujours de belles histoires et des photos qui donnent envie de partir...et de vous suivre avec le sourire
RépondreSupprimerGros bisous